31 mai 2008
Les Polders
Sans les digues et un contrôle des eaux entièrement artificiel, environ 65% de la superficie du pays serait sous l eau à marée haute. Au total, les Pays-Bas comptent environ 3 900 polders.
On peut différentier plusieurs types de polders. Les polders les plus connus aux Pays-Bas sont les polders de tourbe et les terres asséchées. Les polders de tourbe étaient a l origine des marécages qui ont été défrichés et exondés. Les terres asséchées sont des polders qui ont été gagnés sur la mer ou des lacs.
Les polders de tourbe
Dès le début du 10ème siècle, des marécages on été défrichés et asséchés, pour être ensuite entourés de digues. A l origine, ces polders étaient le résultats de phénomènes naturels. : en plaçant les moulins sur une rangé et en faisant remonter l eau (le corridor des moulins), et grâce a l utilisation de godets a la place des pales pour évacuer l eau .
De nos jours, les pompes a eau fonctionnent grâce a des moteurs diesel ou électriques.
Ce qui était appelé « valves de plongée » laissaient passer l’eau à marée basse et empêchait l’eau de revenir dans les polders à marée haute.
Le sol s’est retrouvé abaissé de manière significative a plusieurs endroits, si bien que des digues plus hautes et renforcées durent être construites, et que l assèchement dut être renforcé par des moulins à vent qui actionnaient des pales évacuant l eau .
Les terres asséchées
La plus vieille terre asséchée des Pays-Bas a été mise en polder en 1544. Les plus récentes ont ete asséchées entre1930 et 1968.
L’assèchement de nombreux lacs a été possible grâce à de riches habitants d’Amsterdam. Deux découvertes très importantes a cette époque ont permis d’assécher des lacs plus profonds.
Les digues
Les digues sont les « murs » du polder. Elles empêchent l’eau extérieur d’inonder le polder. L’installation d’une digue commence par le remplissage de tranchées par du sable dans les parties meubles du sol. Sur le tracé, deux rangées
Exondation d’un bras.
Le nom de Zuiderzee est mentionné pour la première fois en 1272. A cette époque, l ensemble des lacs, vieux de plusieurs siècle au cœur des Pays Bas, étaient devenus un bras de mer. Pour les habitants de la cote, le Zuiderzee était tant une bénédiction qu’une malédiction. Les bateaux de marchandise et les pêcheurs, ainsi que tous les artisans liés a cette profession fleurissaient, mais les terres étaient régulièrement désastrées par les tempêtes et les inondations, plusieurs habitants y
ont laissés la vie.
Les plans
Le plus vieux plan établit pour la fermeture et l assèchement du Zuiderzee ont été présentés en 1667 et conçus par Hendric Stevin, elles étaient a l époque irréalisables. Beaucoup de plans de mise en polder ont été présentés au cours du 19ème siecle, et se sont heurtés a de multiples difficultés pratiques et objections politiques. Enfin un jeune ingénieur : Cornelis Lely proposa un plan réaliste de fermeture et d assèchement partiel du Zuiderzee. Ses recherches sérieuses ont été rendues possibles grâce a la mise en place de l association Zuiderzee en 1886. Les plans de Lely ont formés la base du règlement du Zuiderzee de 1918, qui ont été suivis pour la mise en place de la digue de fermeture entre l extrémité de la province de Hollande septentrionale et la Frise, ainsi que la mise en place d’entreprise d assèchement.
Cartes, dessins, affaires concrètes.
Rien n’a ete laissé au hasard dans les polders. Sur les tables, les rues ont été dessinées, les entreprises agricoles et maraîchères ont été esquissés, les villes et les villages ont été construits, et la nature a été façonnée. toutes les maisons et entreprises devaient aussi disposer du gaz de l’eau courante et de l’électricité.
Le cadre de l aménagement des sols était absolument tributaire de la structure des parcelles, du réseau de rigoles et de canaux.
Rédaction MALQ


